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5. ANCIENNES FOUILLES DE L'ASSOCIATION
 

Toute reproduction complète ou partielle du contenu du présent site Internet doit mentionner sa source.
Cette section n° 5 est en cours de réalisation. Il y manque presque toutes les illustrations. Merci de votre compréhension.

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    L’équipe de recherche de l’Association Archéologique Entremont (uniquement composée de bénévoles amateurs) a commencé ses activités de fouilles en 1976 et les a arrêtées en 1988, faute de temps disponible pour celui qui la dirigeait, Jean-Louis Charrière, trop pris par ses obligations professionnelles, et aussi à cause de la disparition de celle qui était son "bras droit", Suzanne Decoppet. Pendant ces treize années, l’association a eu la responsabilité de quatre chantiers de fouilles dans les Bouches-du-Rhône :
1 - sur l’oppidum d’Entremont, commune d’Aix-en-Provence
2 - sur l’oppidum de l’Infernet, commune du Tholonet
3 - sur l’oppidum du Baou-Roux, commune de Bouc-Bel-Air
4 - dans un égout d’époque romaine, rue Adanson à Aix-en-Provence.
 
    À vrai dire, les activités de recherche ont continué après 1988, mais uniquement sous la forme de travaux de laboratoire (traitement et étude des objets recueillis pendant les fouilles). Ce travail,  fastidieux et énorme, est indispensable pour l’élaboration des bilans. Il n’est toujours pas complètement achevé… Mais il a été assez avancé pour que J.-L. Charrière, désormais plus disponible, puisse exposer ici de façon significative les résultats de ces quatre chantiers. Cette présentation est destinée avant tout au public, on n’y trouvera pas tout l’apparat technique exigé dans une publication scientifique professionnelle.

    Par ailleurs, pendant ces treize années et même après, plusieurs membres de l’Association Archéologique Entremont ont eu l’occasion de participer à divers chantiers dirigés par d’autres personnes ou d’autres organismes, mais il n’en sera pas question ici.

5.1. Sur l'oppidum celto-ligure d'Entremont

(dernière mise à jour de cette page : 4/2/09)

    Pour une découverte générale de cet oppidum, se reporter à la section 3 du présent site Internet : « Visiter l’oppidum d’Entremont ».

Bilan établi par Jean-Louis Charrière, responsable de la fouille.
Sauf mention contraire, les dessins, plans et photos sont de l'auteur.    

Sommaire
1. Présentation générale
2. Stratigraphie et chronologie
3. Architecture
4. Aménagements intérieurs
5. Le pressoir à huile
6. Autres éléments du mobilier
7. La céramique

1. Présentation générale

    La fouille, accomplie à leurs moments de loisir par une équipe de bénévoles de l’Association Archéologique Entremont, commença en mai 1976 et s’acheva en juillet 1985, après une longue interruption d’octobre 1978 à avril 1985.
    L’autorisation officielle avait été accordée par la Direction Régionale des Antiquités Historiques (Ministère de la Culture) à Jean-Louis Charrière, responsable du chantier, assisté de Suzanne Decoppet. Robert Ambard, responsable des fouilles d’Entremont depuis 1969, participa activement pendant les deux ou trois premiers jours, puis se contenta de venir surveiller de temps en temps. Les principaux autres participants furent Louis André, Patricia Barbero, Edmée Bodin, Renée Bourelly, Maurice Dalaudière, Roger Favarel, Suzanne Gallet, Joseph Gauberti, Mireille Lecat, Anne-Marie Lesaing, Marie-Louise Mesly-Rousset, F. Paillard, Eliane Peyrot, Jean Pillement, Suzanne Tamisier, Jean Thiriet, Suzanne Valentini et Nicole Van Puyvelde.
    L’objectif était la fouille de l'espace (ou "pièce") 1 de l’îlot III, situé dans la « ville basse », entre l’angle nord-ouest de l’oppidum et son entrée principale, sur le flanc sud-ouest (plan général de l’oppidum).

Cette pièce avait déjà fait l’objet d’un sondage par R. Ambard en 1957 (plan de ce sondage); il avait mis au jour une grande dalle de pressoir (photo), qui était restée sur place (cf. la revue Gallia, tome XVI, 1958, p. 414). Un plan du secteur fut publié ensuite dans le tome XVIII, 1960, Informations archéologiques, fig. 7, où la pièce porte par erreur le n°2.

Phot.AAE.0078.jpg

La pièce 1 de l'îlot 3 avant le début de la fouille, encore traversée par un grillage:
on voit la dalle de pressoir inclinée derrière le mur (en tricot blanc, R. Ambard).

    La fouille complète a confirmé qu’il s’agissait bien d’une huilerie. En 1980, Gaëtan Congès, Conservateur du Patrimoine au Service Régional de l’Archéologie, fouilla la pièce contiguë au sud-ouest (III, 2), qui s’avéra être un entrepôt de l’huilerie, contenant notamment de nombreux doliums (= jarres).

Phot.AAE.1932.jpg

Plan des deux salles de l'huilerie

    Les résultats de cette fouille ont été consignés dans plusieurs rapports successifs remis au S.R.A. Les informations concernant l’organisation de l’huilerie ont été publiées en particulier dans l’article suivant : Brun J.-P., Charrière J.-L., Congès G., L’huilerie de l’îlot III et les pressoirs d’Entremont, dans Entremont et les Salyens, Actes du colloque d’Aix-en-Provence, octobre 1996 (dossier), dans la revue Documents d'Archéologie Méridionale, n°21, 1998, p. 44-57. Consulter le site Internet de cette revue: http://dam.revues.org/

2. Stratigraphie et chronologie

    (coupe strati.)

    La couche de surface (de 25 à 45 cm d’épaisseur) était très perturbée : la colline d’Entremont était en effet une terre agricole depuis de nombreux siècles et elle avait en outre été occupée par un camp militaire de 1943 à 1972.
    En dessous est apparue la couche de destruction antique (40 à 50 cm d’épaisseur) qui contenait l’essentiel du « mobilier », c'est-à-dire les objets antiques. Cette couche ne contenait aucun indice de l’existence éventuelle d’un étage.
    En dessous encore se trouvait un remblai de terre et gravier constituant le sol antique de la pièce, ce remblai reposant sur le socle rocheux naturel.
    Nous n’avons remarqué aucune preuve d’un remaniement significatif des murs ou du sol qu’il faudrait situer nettement après la construction originelle.

    Les indices archéologiques tirés de la fouille et ce que l’on sait par ailleurs de l’histoire d’Entremont permettent de dire que l’huilerie fut construite lors de l’extension de l’oppidum, vers le milieu du 2e siècle avant J.-C. puis détruite et abandonnée lors d’un assaut donné par une armée romaine. En effet, nous avons trouvé des traces d’incendie et un boulet de baliste en basalte encore en place sur le sol antique (photo). Mais nous ne pouvons pas affirmer que cet assaut est celui de 123 avant J.-C., dirigé par le consul Sextius. Ce pourrait être aussi un autre assaut éventuel, en 90 avant J.-C., lors de la répression d’une révolte salyenne, épisode très mal connu, qui pourrait être la date de l’abandon définitif de l’oppidum d’Entremont.


3. Architecture
    
Phot.AAE.1933.jpg
Plan général des structures découvertes.

    La pièce a la forme d’un losange proche du carré, assez régulier, les côtés mesurant entre 5,5 m et 5,7 m. La surface est d’un peu plus de 31 m2, ce qui la situe parmi les plus grandes actuellement dégagées sur l’oppidum. C’est pourquoi il avait fallu un poteau central pour soutenir la toiture (les toitures d’Entremont étaient faites d’une couche d’argile en très faible pente, étendue sur un réseau de solives soutenu par des poutres et des poutrelles). Nous avons retrouvé, enfouie à quelques centimètres sous le sol, la grosse pierre plate qui supportait ce poteau au centre de la pièce (photo).
    Les trois murs principaux (photos) mesurent 55 à 70 cm d’épaisseur ; le mur sud-ouest, qui sépare l’huilerie de son dépôt, est un peu plus léger (50 cm). Ces murs sont bâtis en pierres calcaires locales irrégulières, parfois assez grosses, liées simplement avec de la terre argileuse, et sont sans fondation. Ils étaient conservés sur une hauteur variant de 35 à 65 cm. Le mur sud-est présente une lacune sur près de 2 m près de l’angle est de la pièce ; nous en ignorons la cause ; l’emplacement de cette lacune près de la porte d’entrée semble incompatible avec l’hypothèse d’une autre porte ; nous pensons qu’il s’agit plutôt d’une destruction survenue après l’abandon du site, à une date inconnue, peut-être récente.
    Nous avons reconnu deux portes. La plus grande, pratiquée dans le mur nord-est, contre l’angle est de la pièce, ouvre sur la rue (photo). Elle mesure à peu près 2 mètres, ce qui en fait la plus grande des portes connues sur l’oppidum. Le seuil reposait sur une couche de petites pierres plates : il a disparu, ce qui nous fait penser qu’il était en bois. Il se trouvait ainsi à 45 cm environ au dessus du sol de la pièce, ce qui avait nécessité l’aménagement du rocher sous-jacent pour en faire une sorte de marche. Le sol de la pièce était donc un peu en contrebas du niveau de la rue, ceci étant dû à la pente générale du terrain.
    L’autre porte (photo), au milieu du mur sud-ouest, faisait communiquer l’huilerie avec son dépôt. Sa largeur est incertaine parce que les piédroits avaient disparu, 1,40 mètre au maximum.
    On constate que l’ensemble du lot attribué au propriétaire de l’huilerie, au moment de la construction de ce quartier de l’oppidum, avait la forme d’un rectangle d’environ 10 m sur 5 m, et que ce rectangle a été divisé ensuite pour former deux pièces à peu près carrées (l’huilerie et son entrepôt). Les autres lots contigus au nord-ouest, de mêmes proportions, ont été partagés au contraire dans le sens de la longueur, pour créer deux espaces longs et étroits (plan). Il semble donc que l’autorité de la cité délimitait, dans ce secteur en tout cas, des lots exigeant la construction de murs mitoyens et que chaque attributaire structurait ensuite l’intérieur de ce lot à sa guise.


4. Aménagements intérieurs

    Nous avons dégagé, contre le mur sud-est et perpendiculaires à lui, deux petits murets parallèles, longs d’environ 1 m et épais de 30 à 40 cm (photos). Ils délimitent des sortes de réduits. Celui qui se trouve dans l’angle sud contenait des débris d’un dolium.
    Près de la porte d’entrée, contre le mur sud-est, est apparue une cuvette que nous avons interprétée comme le lit d’un dolium disparu (photo). Une autre cuvette, contre le mur nord-est, reste énigmatique. Dans l’angle nord, un peu surélevée, se trouvait une belle dalle de pierre (photo), dont l’utilité nous échappe : banc ? support, de quoi ?
    Au pied du jambage nord de la porte d’entrée se trouvaient les débris d’une plaque de foyer en argile, ornée de petits cercles imprimés en creux (photo). Ce décor est connu sur beaucoup d’autres plaques de foyer d’Entremont et d’autres oppidums et semble avoir une fonction rituelle (apotropaïque, contre le mauvais sort ?). Le foyer des maisons salyennes est très souvent à côté de la porte d’entrée, pour l’évacuation de la fumée, pense-t-on. À côté du foyer, un trou pourrait bien être le lit d’une pierre plantée là pour empêcher que la porte, en s’ouvrant vers l’intérieur, vienne jusque sur le foyer.
    Tout à fait dans l’angle ouest se trouve un autre trou mesurant 33 cm de profondeur pour une section de 15 x 22 cm. Sa fonction est inconnue : avait-il un rôle dans le système du pressoir ? était-il simplement une cachette comme d’autres semblables trouvées sur l’oppidum ?


5. Le pressoir à huile

    Il servait à fabriquer de l’huile d’olive, très utilisée dans l’antiquité pour la cuisine, l’éclairage, la médecine, la parfumerie et la lubrification.
(dessin de principe et reconstitution hypothétique)
    Tout ce qui était en bois a disparu. Au centre de la pièce se trouve une cuvette profonde d’environ 35 cm par rapport au sol antique (photo). Elle servait de réceptacle à une grande jatte (disparue) recueillant le jus de pression qui s’écoulait de la dalle de pressage. Juste à côté a été retrouvé un très gros bloc de pierre à peu près parallélépipédique, percé en son centre pour le passage d’une corde ou d’une barre de manœuvre (photo). C’est un contrepoids servant à augmenter la pression du levier de presse. Il est possible que le poteau central de la pièce ait joué un rôle (guide, support) dans le fonctionnement du levier.
    La maie (dalle du pressoir) est en mollasse de couleur rosâtre, de provenance inconnue (photo). Elle mesurait à l’origine 144 cm de long sur 125 cm de large avec une épaisseur d’environ 15 cm ; mais elle avait été ébréchée dans l’antiquité et retaillée. Elle est creusée d’une rigole circulaire qui récupère le jus de pression et le dirige vers le bec verseur d’où ce jus tombe dans la jatte mentionnée ci-dessus. Elle était posée sur le sol, dans l’axe de la diagonale ouest-est de la pièce, entre l’angle ouest et le centre de la pièce. Nous avions demandé à la fin de la fouille qu’elle soit mise à l’abri, mais notre vœu n’a pas été satisfait et elle est maintenant assez abîmée par les pluies et le gel.
    C’est sur cette maie qu’étaient empilés plusieurs scourtins (sacs) contenant les olives concassées. Puis, par l’intermédiaire d’un gros levier disposé selon la diagonale ouest-est de la pièce, les ouvriers écrasaient ces sacs pour en faire sortir le jus des olives. (dessin de pressoir grec archaïque) Le  levier s’articulait, par un dispositif inconnu, entre deux poteaux verticaux en bois, dont les trous de fixation ont été retrouvés, creusés dans le substrat rocheux, près de l’angle ouest de la pièce (photo). On suppose que ces poteaux étaient fixés en haut à une poutre horizontale perpendiculaire à l’axe du levier et dont les deux extrémités pénétraient dans les murs de la pièce, pour une bonne stabilité.
    Nous avons fait analyser un échantillon de la terre qui se trouvait au centre de la pièce et qui avait une couleur plus sombre qu’ailleurs : elle contenait presque deux fois plus de lipides que les échantillons prélevés ailleurs dans la pièce.


6. Autres éléments de mobilier 
   
    Le saccage dont fut victime cette huilerie lors de l’assaut militaire complique les efforts d’interprétation du chercheur : la maison fut incendiée (nombreux charbons et cendres), les vases furent presque tous brisés et éparpillés et la maie du pressoir fut même retournée. Voici malgré tout un bref bilan de nos découvertes pour le mobilier (plan détaillé en couleur).

Bois :
    Parmi les débris de bois carbonisé, les uns étaient probablement des planches, d’autres ressemblent à des poutrelles (photo). Il est impossible de dire d’où ils proviennent : étagère, coffre, banc, porte, poteau, pressoir, toiture…? L’analyse a permis de reconnaître du chêne (probablement chêne pubescent) pour tous les morceaux, sauf un qui est de l’orme champêtre.

Pierre :
    On a déjà signalé un boulet de baliste, pesant 5,635 kg et taillé dans un basalte dont l’analyse a montré qu’il provenait très vraisemblablement d’Italie. On peut en déduire que c’est une munition apportée par l’armée romaine.
    Nous avons aussi trouvé une vingtaine de galets (photo), dont les plus gros (jusqu’à 1385 g) proviennent de la Durance. Leur usage est difficile à déterminer : les uns ont pu servir d’aiguisoir ou de polissoir, d’autres de pierre pour chauffer l’eau (après avoir été chauffés sur le feu, procédé bien connu dans l’antiquité), plusieurs ont sans doute servi de pilon, notamment pour concasser les olives avant le pressurage, d’autres, très petits, ont peut-être servi de jeton pour compter ou jouer.

Restes d’animaux :
    Ils sont peu nombreux, très fragmentés et difficiles à identifier ; signalons un petit fragment de corail rouge (photo) destiné probablement à une parure, 4 dents de porc ou sanglier, 1 dent de chèvre.

Fer :
(photos)
    Nous avons recueilli 45 clous, de 2 à 15 cm de long, dont 10 entiers ou presque ; une lame de couteau avec une partie de sa soie, de 22,5 cm de long ; 2 anneaux brisés ; un système articulé qui ressemble vaguement à un mors de cheval ; quelques autres pièces ou fragments peu identifiables.

Plomb :
Signalons principalement une petite pastille, qui a peut-être servi de jeton de compte.

Bronze : il faut mentionner un fragment de petit bracelet, orné de stries (photo).

Monnaies : nous en avons trouvé trois (photos):
- un hémichalque massaliète daté du IIe siècle avant J.-C. ; droit : tête d’Apollon ; revers : taureau « cornupète » (= qui charge, la tête baissée))
- un bronze mal identifiable, qui pourrait bien être un as semi-oncial, datable des environs de 90 avant J.-C. Ce bronze n’a pas été trouvé sur le sol mais quelques centimètres plus haut, dans la couche de destruction ; il peut avoir été perdu par quelqu’un qui circulait sur les ruines après la destruction.
- un autre bronze très abîmé.


7. La céramique

    En général, nous avons trouvé des tessons éparpillés, sans possibilité de les assembler pour reconstituer les objets. Mais nous avons pu quand même identifier quelques vases et parfois, avec patience, les reconstituer plus ou moins complètement. Voici les principales découvertes.

a) Fabrication locale, modelée et non tournée : c’est la plus abondante.
--- les doliums : nous en avons identifié 4, incomplets ; le plus grand mesure 1,47 m de haut et à peu près 1 m de diamètre, ce qui est considérable (photos). Ils servaient à stocker toutes sortes de denrées, liquides ou solides.
--- 1 bord de vase en torchis, matériau poreux permettant une certaine aération du contenu.
--- la vaisselle ordinaire : à pâte assez grossière de couleur grise, noirâtre ou beige, souvent « peignée », les stries produisant un décor plus ou moins élaboré. On y reconnaît des couvercles, des coupes, des pots de différentes dimensions (photos).
--- une fusaïole, petite masse en forme de toupie percée verticalement en son centre et qui sert à lester l’axe du fuseau de la fileuse pour le faire tourner sur lui-même (photo).

b) Vases importés : la quasi totalité provient des pays méditerranéens, ce qui montre que l’économie d’Entremont était tournée vers ces pays et non vers la Gaule. Ils sont faits au tour, sauf pour les formes très particulières.
--- les amphores : nombreux tessons ; nous avons pu en reconstituer plus ou moins complètement 4, de type gréco-italique (photo) ; on a aussi trouvé 3 couvercles d’amphore où est visible l’empreinte digitale du potier (photo).
--- une grande œnochoé, sorte de broc, d’origine incertaine.
--- la céramique campanienne (région de Naples) : vaisselle de demi-luxe, recouverte d’un vernis noir brillant, représentée surtout par des bols et une lampe à huile (photos).
--- céramique à pâte claire de Massalia (Marseille).
--- la céramique catalane, représentée surtout par un vase de type « sombrero de copa », le premier exemplaire presque entier retrouvé à Entremont (photo). Comme l’indique son nom espagnol, il a la forme d’un chapeau mais à l’envers, presque cylindrique, à peine évasé, avec un rebord plat et un décor de bandes peintes de couleur brique.
--- céramique à paroi très fine, ornée de petites pointes de barbotine (Italie du nord), probablement coûteuse et plutôt ornementale à cause de sa grande fragilité (photo).
--- quelques très rares tessons de céramique « gauloise », importée de régions situées au nord de la Provence.


Quelques-uns des objets que nous avons découverts sont exposés au musée Granet, à Aix-en-Provence.

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